upJulie - le 14 mars 2005 (lettre)


     

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Cher Alistair,

Bien le bonjour ! J'aime bien cette police que vous avez utilisée pour vos devoirs. Je vous l'emprunte donc !
Vous avez dit que la neige a fondu. Je trouve que c'est mieux ainsi, nous allons vers le printemps.
Vous avez parlé de sitcom, je ne vois pas comment le traduire pour la simple et bonne raison que nous utilisons ce mot en France (comédie de situation serait l'équivalent, mais pas d'usage)
Cet homme a fait
pris sa retraite.
Il faut, dans le cadre du travail, avoir le courage à
de faire des choses difficiles.
J'ai gagné
pris du poids. (Moi aussi, deux kilos, à perdre en vélo !)

Pour rester dans la thématique du travail, je vous propose de parler de temps de travail pour lundi prochain :

http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/35heures/dossier.asp?ida=430266
L'Express du 08/11/2004
Interview
«Le débat sur les 35 heures est archaïque»
 
propos recueillis par Jacques Trentesaux
 
Pour Sylvain Breuzard, PDG d'une SSII de la région lilloise (Lille)et ancien président du Centre des jeunes dirigeants, la compétitivité des entreprises repose moins sur le temps qu'y passent les salariés que sur la façon dont il est organisé.    
 
Le Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD) vient d'organiser une rencontre nationale sur les temps sociaux. Pourquoi?

Le temps de travail des salariés est devenu une préoccupation sociale majeure des chefs d'entreprise. Qu'il s'agisse des 35 heures, des temps partiels subis ou choisis, de la formation hors temps de travail ou, plus généralement, du fameux équilibre entre vies professionnelle et privée, tout y conduit. Il existe une vraie attente des salariés en général - et pas uniquement d'une petite frange de travailleurs du savoir - pour plus de souplesse dans la gestion de leur temps de travail. Les dirigeants auraient tort de ne pas s'en soucier. Je l'ai mesuré précisément dans mon entreprise en soumettant les 150 salariés à un questionnaire. Il en est ressorti que 86% ont dit souhaiter pouvoir «s'arranger avec leur supérieur hiérarchique pour faire face à un imprévu personnel»; 81%, «quitter plus tôt le travail ou arriver plus tard pour s'occuper de leurs affaires personnelles»; et 32%, «s'occuper de leurs affaires personnelles pendant leurs horaires de travail». D'ailleurs, une écrasante majorité pense que tout cela est possible dans l'entreprise.

Quand donc travaillent-ils?

Ce n'est pas la bonne question à se poser. La preuve: d'après ce même sondage, 68% disent «beaucoup s'impliquer dans leur travail, quitte à empiéter de temps en temps sur leur vie privée». Dans une enquête nationale équivalente, seuls 27% des salariés répondent de la sorte. Les bonnes questions sont plutôt: le temps de travail a-t-il un sens? Faut-il encore mesurer et rémunérer le travail par le temps passé à l'accomplir?

Ces questions ne sont pas évoquées dans le débat actuel sur le bien-fondé des 35 heures...

Ce débat me paraît archaïque. Il nous ramène à une vision industrielle du travail normé qui ne correspond plus au vécu des salariés. Les 35 heures ne sont qu'un abcès de fixation derrière lequel se cache le vrai problème: comment nos entreprises peuvent-elles rester compétitives dans un monde ouvert? Ce n'est pas en travaillant cinq ou même dix heures de plus par semaine que nous pourrons rivaliser avec des pays où le coût du travail est 10 ou 20 fois moins élevé. La compétitivité de nos entreprises repose sur leur attractivité, leur productivité et leur créativité. Ce qui importe, ce n'est pas le temps en lui-même, c'est la manière dont il est organisé afin d'améliorer la productivité et de faciliter la créativité. Nous avons besoin non pas d'une main-d'œuvre exténuée par l'ouvrage, mais d'hommes et de femmes capables d'initiatives et d'autonomie. Cela passe par le bien-être au travail, mais aussi par plus de souplesse du temps. Par exemple en mutualisant les heures supplémentaires, comme le CJD le propose depuis longtemps.

Pour l'écrit :
Quelle est la place des personnes âgées dans votre pays ? Qu'en pensez-vous ?

Voici ma correction :

La Version de Browning : Les leçons de la vie

Il y a beaucoup de films que nous aimons.  Mais un de mes préférés est « La Version de Browning » de Sir Terence Rattigan.  Pendant ma recherche sur Internet afin de préparer cet écrit, j’ai découvert que le Théâtre de la Commune l’a mise en scène en français, le mois dernier.  Quel dommage ! Si j’avais su,  je serais allé à Paris pour y assister.  
http://www.theatredelacommune.com/francais/version-browning.htm

C’est une histoire qui se déroule dans une école privée en Angleterre (un Public School).  C’est un monde avec lequel nous sommes bien familiers.  Même si je suis allé dans un lycée en Écosse, nos enfants ont été éduqués dans un Public School au sud d’Angleterre. 

Mais la raison pour laquelle  nous aimons le film est que les thèmes du film sont que  la plupart des gens doivent aborder dans le cours de la vie.  Les thèmes sont le changement,  l'infidélité, le rejet , l'hypocrisie et l’argent.

[Avec les relatifs composés, le problème est de voir la construction du verbe, de la phrase :
J'aime ce film pour cette raison. (préposition pour)
C'est la raison pour laquelle, j'aime ce film.
Les gens abordent  ces thèmes, ces sujets au cours de leur vie. (pas de préposition)
Ce sont des sujets que les gens abordent.
Les gens rencontrent ces problèmes, ces difficultés.
Ce sont des difficultés que les gens rencontrent.]

Le héros du film est un professeur de grec ancien d'une cinquantaine d'années.  Il est marié avec une jeune femme dans la trentaine.  Au cours du film, le professeur perd son emploi, sa maison,  sa femme et ses revenus.  À la fin du film, il est seul, devant un avenir incertain.  Même s'il a travaillé dur pendant beaucoup d’années pour l’école et pour sa femme, ils le désertent afin de poursuivre leurs propres intérêts.  Cependant il trouve l'amitié d’un élève qui apprécie le professeur.  Confronté à la situation du mauvais comportement des autres, le professeur se conduit avec dignité.

 A notre époque, il y a beaucoup de gens qui perdent un mariage ou un emploi quand ils sont dans des circonstances similaires.  Cette pièce de théâtre, faite dans les années  cinquante, a un thème pour la vie quotidienne actuellement.  Je pense que c’est la raison pour laquelle le Théâtre de la Commune l’a mise en scène en français, le mois dernier.

Finalement, à propos du titre du film.  L’écrivain anglais Robert Browning a écrit une traduction de la pièce du théâtre grec « L’Agamemnon » par l’écrivain grec Aeschylus.  Dans le film, le professeur avait écrit une traduction de la même œuvre quand il était élève à l’école.  L’élève dans le film trouve un exemplaire du livre dans une librairie de livres anciens.  Il achète le livre, et il le donne au professeur.  C’est l’unique geste de gentillesse vers le professeur dans le film, et le professeur est très ému.

Je peux recommander ce film.  Le comédien Albert Finney est toujours excellent, et l’actrice Greta Scacchi est toujours excellente aussi.  Ce film est un excellent exemplaire  de leur art.

Passez une très bonne semaine Alistair.
Amicalement.
Julie.

 


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Updated 14 March 05.

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Dernière mise à jour le 14 mars 2005.