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Articles de La Guinguette - 2004 - fevrier - société


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La défense des langues régionales

In defence of Regional Languages

Il ne faut surtout pas tromper les gens parce que lorsqu'on trompe les gens, vous savez, il y a des exemples en Yougoslavie, on a trompé les gens, on tient les gens sous une chape de plomb à un moment donné avec un régime dur ou dictatorial et un jour la cocotte elle explose. Eh bien c'est pareil en Provence. On est dans les mêmes conditions. Avec des conditions différentes, on ne prendra pas les armes, c'est pas dans notre nature. On se battra sur le plan des idées et sur le plan de notre représentativité.

Above all you mustn’t mislead people, because when you deceive people, you know, there are some examples in Yugoslavia, the people were deceived, they held the people under a weight of lead at a given moment with a hard and dictatorial regime and one day the (situation) explodes. Well, it’s the same in Provence. We are in the same condition. With different conditions, we will not take up arms; it’s not in our nature. We fight with our ideas and through representation.

Jean-Pierre Richard, président du Collectif Prouvènço, sait bien comment attirer l'attention des gens. Mais si la guerre civile en Provence n'est pas encore pour aujourd'hui, ni très probablement pour demain, les passions auxquelles on fait appel sont bien réelles. Comment défendre les cultures régionales dans un monde où les forces de la centralisation, voire de la mondialisation, semblent pouvoir écraser tout qui se met en travers de leur route.

Jean-Pierre Richard, president of the Collectif Prouvenco, knows well how to attract people’s attention. But if the civil war in Provence is not only for today nor very probably (just) for tomorrow, the passions to which one appeals are very real. How to defend regional cultures in a world where the push for centralisation, indeed for globalization, seems to be able to crush everything in its way.

D'abord, il faut se mettre d'accord sur une stratégie. Et dans le sud de la France, c'est là où les problèmes commencent. De l'Espagne à l'ouest à Italie à l'est, on peut entendre au moins une dizaine de variantes d'une langue, qui se ressemblent beaucoup les unes les autres mais qui sont réellement différentes. Au début du 20ème siècle des intellectuels du sud donnent naissance au mouvement "occitaniste". Leur but est de réunir toutes ces cultures sous un seul nom "la langue d'oc", dont les variantes régionales seront appelées des "dialectes": le limousin, l'auvergnat, le provençal...

First of all we must have agreement on a strategy. And in the south of France is where the problems begin. From Spain in the west to Italy in the east, you can hear at least a dozen variations of a language, which resemble one another but are in reality different. At the beginning of the 20th century some intellectuals from the south gave birth to the “occitaniste” movement. Their goal is to unite all these cultures under on single name “la langue d’oc”, of which the regional variants will be called “dialects”: le limousine, l’auvergnat, le Provencal...

M. Richard, fils de Provence, se souvient bien du jour où lui, il a rencontré ces idées pour la première fois:

M Richard a son of Provence, remembers the day on which he, he met these ideas for the first time:

On s'est retrouvés autour d'un député qui voulait se renseigner quant à... justement ça, savoir si la langue d'oc était de nature à rassembler, etc. Il voulait proposer quelque chose à l'Assemblée nationale. Et là... Ô stupeur ! J'ai découvert qu'on n'habitait pas la Provence mais l'Occitanie, que notre langue ce n'était pas le provençal mais l'occitan et que tout était occitanisant ou occitanisable, je ne sais pas comment on peut dire. Et là, avec quelques-uns on s'est dit « mais attends! C'est un rêve là, on a entendu des choses, des gens qui hurlaient en disant que notre langue n'était pas le provençal mais l'occitan. Enfin... j'ai dit «on ne peut pas rester comme ça !». Parce que c'est aussi en même temps lié à notre identité.

We met with a member of parliament who wanted to have information as to...just that, to know if the language “d’oc was likely to unify, etc. He wanted to propose some things to the national assembly. And there...much to my astonishment. I discovered we didn’t live in Provence but in l’Occitanie, that our language wasn’t provencal but l’occitan and that everything was “occitanisant” or “occitanisable” I didn’t know what to say. And there with others we said to ourselves “wait! It’s a dream; we have heard some things, some people who shout out saying our language isn’t Provencal but l’occitan. Finally I said we cannot leave it like this! Because it is also linked to our identity.

A l'Institut d'Estudis Occitans les relations avec le Collectif Prouvènço sont froides, c'est le moins qu'on puisse dire. On insiste fièrement sur le fait qu'il y a une histoire commune qui réunit les langues du sud:

At the Institute d’Estudis Occitans relations with the Collectif Prouvenco are cold, to say the least. We proudly insist that there is common history which unites all the languages of the south:

Le village brûlait. Des soldats criaient dans les rues en agitant des torches allumées, ce devait être des ennemis. Qui sait? En temps de guerre tout se mélange et les soldats sont tous des soldats.

The village burnt. Some soldiers cried in the streets waving lighted torches, they would become enemies. Who knows? In time of war everything is mixed up and soldiers are all soldiers.

Alors l'occitan est une langue qui est parlée essentiellement dans le sud de la France, disons dans le tiers sud de la France et elle est parlée sous la forme de différentes variétés locales, c'est-à-dire le provençal, le languedocien, le gascon, le limousin, qu'on appelle aussi des dialectes. Un dialecte ça veut dire une variété d'une langue.

So l’occitan is a language spoken mainly in the south of France, let’s say in the southern third of France and it’s spoken in the form of different local varieties, that’s to say le provencal, le languedocien, le gasgon, le limousin, which we also call dialects. That’s to say a dialect is a variety of a language.

Pour justifier cette position, on met en évidence l'héritage intellectuel, avec une approche plus "réaliste" sur la place des langues régionales dans la société d'aujourd'hui:

To justify this position we give as evidence intellectual heritage, with a more realistic approach to the place of regional languages in today’s society.

Bon, alors l'usage social de l'occitan continue à régresser parce que actuellement les gens qui le parlent sont essentiellement des ruraux nés avant la deuxième guerre mondiale mais l'occitan continue à avoir une pratique, disons chez un petit noyau d'intellectuels, de militants, et surtout de produire une littérature.

So the social usage of l’occitan continues to diminish because today the people who speak it are mainly country folk born before the Second World War but l’occitan continues to be used, let’s say by a small group of intellectuals, by militants and especially in the production of literature.

Et peu importe le nom qu'on leur donne, l'histoire des langues du Sud de la France a de quoi passionner les curieux:

It is of little importance the name you give to it, the history of languages from the south of France have much fascinated the curious:

D'abord la littérature occitane a été la première littérature en Europe, dans une langue romane puisque auparavant on n'écrivait qu'en latin. C'est la poésie, donc, des troubadours qui étaient, donc, des poètes occitans. La poésie des troubadours à partir du XIIe, aux XIIe et XIIIe siècle qui a donné naissance à la poésie lyrique européenne et qui a rayonné dans toute l'Europe. En prose, au XIIIe siècle, c'est des biographies des troubadours, des biographies plus ou moins imaginaires. On appelle ça les 'vides', les vies des troubadours. La première chose qui se manifeste à partir de 1490, notamment dans des ordonnances de Charles six, c'est la volonté d'exclure le latin. On ne dit pas encore « en français, dans la langue du roi » mais on dit que les actes doivent être rédigés en langue vulgaire, ou dans la langue des contractants, donc il y a au début une attitude plus large, plus libérale, ce qui domine c'est la volonté d'écarter le latin. Ensuite au début du XVIe siècle on voit que ça se durcit. L'édit de Villers-Cotterêts dit clairement « en langage maternel français et non autrement ». C'est-à-dire donc là, vraiment il y a une évolution entre... en l'espace d'une cinquantaine où l'on passe vraiment de, disons, d'une volonté d'exclure le latin, et une fois que le latin est exclu, d'imposer vraiment le français, langue du roi, à tout le monde, donc finalement, dans les régions qui étaient allophones en quelque sorte, de remplacer le latin par un autre latin puisque le français n'était pas la langue du pays.

To begin with the Occitan literature was the first literature in Europe, in a romance tongue since before this it was only written in Latin. It’s the poetry of troubadours who were the Occitan poets. The poetry of the troubadours from the twelfth century, from the twelfth and thirteenth centuries which has given birth to the lyrical European poetry and which has spread throughout all Europe. In prose, from the thirteenth century, it was from the biographies of troubadours, the biographies more or less imaginary. They are called the “Lives” the lives of troubadours. The main thing which emerged after 1490, notably in the edicts of Charles VI, was the wish to exclude Latin. You cannot say yet “in French, in the language of the King” but he said that the acts must be written in the common language or in the language of the people concerned as there was at first a widespread liberal standpoint which dominated which was the willingness to move away from Latin. Then at the beginning of the 16th century this became more entrenched. The edition of Villiers-Cotterets says clearly “in the French mother tongue and no other way”. That’s to say there is a development between.....in the space of fifty (years) when it really passed let’s say from a desire to exclude Latin and once Latin is excluded to impose real French, the language of the king, on everyone, so finally in the non-native speaking regions Latin was replaced by another Latin since French was not the language of the region.

Après 1550 il y a encore des écrivains qui écrivent en occitan mais à partir de cette époque-là ça devient, comment dire... un acte militant. C'est ce qui est exprimé par le poète Gascon Pey de Garros qui écrit... il dit plutôt qu'il a choisi d'écrire en gascon...c'est-à-dire pour soutenir l'honneur du pays et pour maintenir sa dignité.

After 1550 there were many writers who wrote in Occitan but after this time it became, how would you say...a militant act. This is what is explained by the poet Gascon Pey de Garros who wrote...he said moreover that he had chosen to write in gasgon...that’s to say to support the honour of the country and to maintain her dignity.

Une belle histoire, c'est sûr, mais pour des inconditionnels de la Provence, comme Henri Féraud de l'Union Prouvençao, la seule petite difficulté est que ce n'est pas la leur...

A lovely story, to be sure, but for the supporters of Provence like Henri Feraud de l’Union Prouvencao, the only small difficulty is that it is not theirs....

Je vous défie de trouver par exemple un prince d'Occitanie ou un roi d'Occitanie. Si nous, nous avons été... nous avons des reines et des rois en Provence historique, il n'y a jamais eu d'Occitanie politique. C'est une vision romantique qui est née à la fin du XIXe siècle et qui s'est répandue aujourd'hui.

I challenge you to find for example a prince of Occitanie or a king of Occitanie. If we, we have been ...we have queens or kings in the history of Provence there never was a political Occitanie. It is a romantic vision which was created at the end of the 19th century and which is widespread today.

Si vous voulez quand on va dans le Grand Sud-Ouest et moi je vous le dis encore une fois que j'y passe toutes mes vacances et donc je vais là-bas, qu'est-ce qu'ils ont comme identité, comme culture? Ils ont le rugby, ils ont le foie gras, ils ont la littérature dans certains cas, ils ont un peu de... très peu de théâtre, ils ont pas de folklore, ils dénient d'ailleurs le folklore parce que ça les gêne quelque part que nous portions le costume et non, quand on porte le costume, c'est comme les Bretons, c'est comme les grandes entités régionales. Les Écossais lorsqu'ils portent le kilt, c'est une marque de leur identité. Eh bien nous c'est pareil. Le costume que nous portons, qu'il soit de la Côte d'Azur, qu'il soit d'Arles..., les arlésiennes sont d'une beauté extraordinaire!

If you like when you go to the Grand Sud-Ouest and me I tell you once again I pass all my holidays there and as I go there what is their identity, what is their culture? They have rugby, they have foie gras, they have literature to some extent, they have a little of .... very little of the theatre, they have no folklore moreover they deny folklore because it bothers them in some parts that we wear the (traditional) costume like the Bretons, it’s like the big regional entities. And well for us it is the same. The costume we wear whether it be from the Cote d’Azure or from Arles....the people from Arles have an extraordinary beauty.

Au Félibrige, une association fondée il y a 150 ans pour défendre la culture des pays d'Oc, on prêche l'unité et la paix. Alain Guiony et Francine Prigent-Picard nous expliquent que, plutôt que de se battre entre eux, les militants doivent persuader les pouvoirs centraux de respecter leurs traditions. Pour commencer, le gouvernement français n'a toujours pas ratifié la charte européenne des langues régionales...

At the Felibrige, an association founded 150 years ago to defend the culture of the Oc region, we preach unity and peace. Alain Guiony and Francine Prigent-Picard explain to us that instead of fighting amongst themselves the militants must persuade the central powers to respect their traditions. To start with the French government hasn’t yet ratified the European charter for regional languages...

À l'heure d'aujourd'hui au ministère de l'éducation nationale, depuis des années, il y a un mouvement, il y a un CAPES de langue provençale, de langue régionale dans toutes les régions, donc il y a des enseignants mais c'est toujours un peu à la discrétion des chefs d'établissement. Les horaires sont toujours un peu des horaires entre midi et deux pour les élèves ou le soir, un peu décourageant pour y aller et à la limite si un professeur ou un chef de classe doit faire le choix entre une langue régionale et de la mathématique, eh bien, c'est sûr qu'il ira à la mathématique, c'est sûr. Donc, il n'y a pas... Il faudrait que par la reconnaissance de la langue... Il y aurait un moyen de... pas d'obligation mais si un établissement prévoit dans sa formation, dans ses cours, des heures de langue provençale, ou de langue bretonne, ou autres, eh bien, elles seront effectivement faites. Ils ont peur d'un séparatisme de régions, voilà, que, bon. Il y a des extrémistes, c'est vrai un peu partout, bon, il y a des Corses qui font péter des bombes et des Bretons, il y a des Basques aussi, bon, il y a des extrémistes de partout. Donc on se bat contre quelques articles de la constitution française qu'on ne remet pas en cause parce que on est tous là et je pense que la constitution de la république française est pas mal.

Nowadays at the national ministry for education, for some years there has been a movement, there is a CAPES of the Provencal language of regional languages in all the regions, there are some teachers but it is rather at the discretion of the head of the establishment. The hours are always the hours between mid-day and two for the pupils or in the evening, it’s a bit discouraging to go there(at that time) and ultimately if a teacher or a head teacher has to make a choice between a regional language and mathematics, well it’s sure he will go for the mathematics, for sure. There isn’t....You must through the recognition of the language.....There was a means of.....not of obligation but if an establishment anticipated during it’s development, in it’s courses the hours for the Provencal language or the Breton language or others, well it will actually be done. They are afraid of separating the regions. There are extremists, that’s true everywhere, there are Corsicans who detonate bombs and the Bretons, there are the Basques also, there are extremists everywhere. So we fight against some articles of the French constitution, that we don’t call into question because it is all there and I think the constitution of the French republic is quite good.

Non, mais il y a une remarque justement à faire à ce sujet, c'est que, actuellement, la France n'ayant pas ratifié cette charte elle ne pourrait plus rentrer dans l'Europe parce que c'est une des conditions maintenant depuis quelques années, c'est une des conditions. Donc, si la France posait sa candidature maintenant elle ne rentrerait plus dans l'Europe à cause de cet article-là.

No but there is just one remark to make on the subject, it’s this, at present France having not ratified this charter cannot enter into Europe anymore because it’s one of the conditions now, for many years it has been one of the conditions. So, if France presents her candidature she will not enter into Europe because of this article.

La défense des langues régionales est sûrement une bataille perdue d'avance. Des jeunes générations ont les yeux fixés sur des horizons lointains, les langues régionales n'ont pas acquis le vocabulaire qui correspond au monde d'aujourd'hui, le commerce mondial nous pousse tous dans la direction de l'uniformité... Bataille perdue, sauf si on a l'imagination d'y croire, comme Henri Féraud:

The defence of regional languages is surely a battle lost in advance. The younger generations have their eyes fixed on far horizons, the regional languages have not acquired the vocabulary which corresponds to to-days world, the commercial world pushes us all in the direction of uniformity.....The battle is lost except if you have the imagination to believe in it like Henri Feraud:

Si je prends ma famille, moi, j'ai parlé le provençal à mes enfants, mes enfants parlent le provençal. J'ai maintenant des petits-enfants et je leur parle en provençal et les enfants parlent aussi un peu en provençal à eux. Alors, je vous dirai, voilà, votre question était très juste. Sur le plan de la réalité nous avons eu une exclusion de l'école, une exclusion des médias qui fait que notre langue est devenue une langue intime et familiale. Deuxièmement nous avons... Il faut tenir compte que le monde n'est pas statique sur le plan linguistique. Nous sommes la région de France, nous sommes la troisième région économique de France, la région provençale. Et nous sommes la région de France qui a connu le plus grand accroissement démographique dans les 50 dernières années, c'est-à-dire que près de la moitié des gens ne sont pas, disons, ne sont pas véritablement originaires de la région. Malgré tout, on ne doit pas être pessimistes et si on était pessimistes, nous ne serions pas là. Pourquoi? Parce que je crois que la vie... Tant qu'il y a la vie. Nous sommes du pays de l'olivier, et l'olivier vous brûlez et quand ça ressort.. . Il y a toujours des racines qui ressortent quand il y a un incendie. Donc nous sommes là pour renverser la vapeur mais la vapeur ne se renversera pas s'il n'y a pas une volonté des gens du pays de le vouloir. Et la première volonté en ce qui concerne l'enseignement qui est très important c'est que nous demandons que le provençal soit inclus dans les heures normales d'enseignement et que seuls les parents qui ne souhaiteraient pas que leurs enfants soient enrichis de la langue et de la culture provençale ne suivent pas les cours, et cela surtout à partir de l'école primaire. Car la primaire c'est la base, et une fois que l'enfant a aimé la langue en primaire il continue de l'avoir pour le futur et nous ne sommes pas pessimistes.

If I take my family, I have spoken Provencal to my children, my children speak Provencal. I now have grand children and I speak to them in Provencal and the children also speak a little Provencal to them. So I tell you, your question was very pertinent. In reality we have been excluded from school, excluded from the media who say that our language has become personal and within the family. Secondly we have ...we must take into account that the world is not static with regard to languages. We are the region of France, we are the third economic region of France, the Provencal region. And we are the region of France which has known the biggest demographic increase in the last 50 years, that’s to say that close to half of the people, let’s say, do not really originate from the region. In spite of everything, one mustn’t be pessimistic and if you are pessimistic we will not be there. Why? Because I believe that life....As long as there is life we are from the country of the olive, and you burn the olive it comes again....There are always the roots which come again when there is a fire. So we are there to reverse the fumes but the fumes will not reverse themselves if there isn’t will of the people of the country wanting it. And the first wish concerning this is the teaching which is very important and it is that we ask that Provencal is included in normal teaching hours and that only the parents who do not wish their children to be enriched by this language and the Provencal culture do not follow the courses, and moreover starting in the primary school. Because the primary school is the base and once the children have loved the language in the primary school they continue to have it for the future and we are not pessimistic.

Institut d'Études Occitanes - 05 34 44 97 11
Collectif Prouvènço - 04 90 55 70 04
Unioun Prouvençalo 04 92 74 23 48
Felibrige 04 42 26 23 41

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Updated Sunday 16th May 2010

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